A l’ouest du Saint Laurent Presse |

Reportage en Abitibi Temiscamingue. Lorsque l’on pose pour la première fois le pied en descendant du train, c’est comme un bond dans le temps. Celui de la conquête de l’ouest. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les Québécois considèrent l’Abitibi-Témiscaminque comme « leur » Far West.

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Colonisé très tardivement dans les années 1920, l’Abitibi n’a connu pendant très longtemps que des campements de bucherons et des villes construites pour exploiter les mines d’or alentours. Avec une densité de population de 2,3 personnes par km2 et un territoire constitué à 98% de forêts, l’image d’Epinal est omniprésente : de grandes étendues balayées par la neige et le vent, au détour d’une route nationale, une ville sortie de nulle part. Bienvenue en Abitibi : le pays Cree et Algonquin, pour les First Nations amérindiennes comme on les appelle ici, aussi terre de bucherons et de chercheurs d’or. Le mythe a fait le reste.